Conférence "Accueil des EANA EFIV en classe ordinaire"
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Le 29 avril 2026Inspé - Site de Lavalfalse false
Le 29 avril dernier, les étudiants M1 Meef 1D de l'Inspé de Laval ont suivi une conférence sur l'accueil d'un EANA et d'un EFIV en classe ordinaire.
En collaboration avec l'Inspé de Laval et la DSDEN 53, Zaklina STOJIC-LAPIERRE, UPE2A itinérante EANA 1er degré et EFIV 2nd degré sur Laval Agglomération, et Aurélien HUET, enseignant FLS itinérant en Mayenne, ont proposé une sensibilisation aux étudiants dans l'approche de l'accueil en classe des :
- enfants allophones nouvellement arrivés (EANA) ayant besoin d'un accompagnement en français en langue seconde (FLS)
- enfants de familles itinérantes et de voyageurs (EFIV) ayant un mode de relation discontinu à l'école.
Grâce à un temps d'immersion linguistique en serbe, langue étrangère à l'audience, chacun a pu se plonger dans réalité vécue par tout nouvel arrivant baigné dans une langue inconnue. Il est facile d'imaginer l'inconfort, l'insécurité de ne pas comprendre l'environnement pour tout enfant ou adulte y étant confronté au quotidien. Se raccrocher à des mots communs, des images, des gestes est indispensable dans un premier temps pour intégrer les enfants dans le groupe classe.
Les 2 conférenciers ont présenté les dispositifs et personnels enseignants spécifiques qui interviennent auprès de ces 2 typologies d'élèves. Ils ont partagé des bases pour l'approche en classe, leurs expériences de terrain et des ressources documentaires propres à cette thématique.
La conférence de Zaklina Stojic-Lapierre s’ouvre sur une activité d’immersion. Les yeux fermés, nous sommes transportés dans une salle de classe en Serbie, face à une enseignante qui s’exprime dans sa langue en s’appuyant sur un diaporama. Elle se présente, puis lit un extrait du conte de Perrault Le Petit Chaperon rouge. La séance se poursuit avec les mathématiques et l’exposé du théorème de Pythagore.
Ces vingt-cinq minutes nous paraissent interminables ! L’angoisse de ne pas comprendre s’installe rapidement, d’autant plus qu’il est impossible de s’appuyer sur les mots écrits au tableau, l’alphabet étant très différent du nôtre. Heureusement, quelques images ainsi que les gestes de l’enseignante permettent de saisir, tant bien que mal, le fil de la séance.
Cette immersion met en lumière, de manière saisissante, l’importance de la charge cognitive supportée par les élèves allophones. Leur effort de concentration est intense, et le découragement peut survenir très rapidement. Une évidence s’impose alors : il est indispensable d’adapter à la fois sa posture d’enseignant et le contenu des cours afin de mieux prendre en compte ces élèves, les accompagner et leur permettre de se sentir à leur place en classe.
Accompagné d’Aurélien Huet, l’enseignante nous présente ensuite des pistes concrètes pour favoriser l’accueil des élèves allophones à l’école, ainsi que les ressources et dispositifs existants pour soutenir leur intégration.Marlène Aubry, enseignante en temps partagé